Pour déguster un vin et l’apprécier comme il se doit, il faut pouvoir le savourer dans les meilleures conditions. Voici un rapide aperçu afin d’acquérir les conditions de dégustations optimales.

Un vin peut être bon dans un verre ordinaire, mais celui-ci est excellent dans un verre adapté 

Pour cela, chaque type de vin peut s’approprier un ou plusieurs types de verre :

  • Vins blancs aromatiques : il faut opter pour un verre fin et élancé. Ainsi, les arômes seront véhiculés directement vers le nez.
  • Vins rouges de gardes ou sur “la jeunesse” : il faut choisir un verre large et épaulé, car il doit encore « rencontrer » de l’oxygène pour s’ouvrir et montrer un aperçu de son potentiel.
  • Vins rouges fruités : il faut utiliser un verre plus fin pour les rouges de fruits. Car l’aromatique est généralement plus intense, et basée sur les fruits primaires. Un surplus d’oxygène gênerait l’intensité olfactive du vin. Mais, il faut que le verre soit assez large pour que l’alcool ne vienne pas gêner la perception aromatique.
  • Effervescents : Oubliez les coupes évasés type “cosmo”, il faut sélectionner un verre gravé ou non, cela dépendra de votre goût. Attention, toutefois à ne pas les nettoyer au produit vaisselle, car cela apporte une couche de gras sur la surface du verre et empêche la naissance des bulles. Un conseil : toujours nettoyer votre verre avec un chiffon au préalable.

Quelque soit le verre, il doit être incurvé vers l’intérieur sur sa partie supérieure. Ceci permettra aux arômes de se concentrer vers l’appendice de détection sensoriel, autrement dit le nez.

Carafer ou ne pas carafer ? Telle est la question…

Le but de carafer peut être multiple. Certaines étapes sont nécessaires pour déguster un vin dans les meilleurs conditions possibles :

  • Décanter : Pour décupler votre vin, il faut une carafe étroite avec un col très refermé. Le but est d’éliminer le dépôt présent dans le vin, tout en l’oxygénant au minimum. L’idéal est de nettoyer ensuite la bouteille d’origine pour le reverser dedans.
  • Ouvrir le vin : certains vins ont besoin de temps et d’oxygène pour s’épanouir et révéler leur potentiel. Il faut les transvaser dans une carafe au fond large, permettant une surface de contact importante avec l’oxygène. Ce carafage peut se substituer à l’ouverture d’une bouteille le matin pour le soir par exemple et peut également être utile pour aérer un vin légèrement réduit.
  • Dégazer un vin : certains vins peuvent être mis en bouteilles sans filtration, avec donc des lies dans la bouteille ainsi que du gaz carbonique. Ces 2 éléments peuvent entraîner une légère réduction du vin et troubler le consommateur. Il est donc conseillé de les verser énergiquement dans une carafe de manière à apporter de l’oxygène dans des vins protégés durant toute la phase de conservation en bouteille par le CO2 et les lies.

Mais, il ne faut pas toujours carafer car de vieux vins peuvent devenir plats après un carafage. Par exemple, un vin blanc aromatique peut perdre de sa saveur.

Donc, le mot d’ordre est : faites-vous confiance ! Si vous sentez que le vin n’exprime pas son plein potentiel, et que cela peut s’améliorer, servez-vous un fond de verre, goûtez-le et attendez 10-15 minutes afin d’observer son évolution.

Une température idéale 

La température modifie également la perception du vin. Plusieurs problématiques se posent lorsque l’on souhaite déguster un vin : faut-il le chambrer ou pas ? Et lorsque le vin est placé dans le frigo, quelle est la bonne température ? Et surtout, doit-on chambrer les vins rouges?

On appelle tout simplement chambrer le fait de mettre en température un vin pour sa consommation. Chaque type de vin répond à une température bien précise. Afin de respecter la qualité de votre vin ainsi que ses propriétés gustatives, vous devez les conserver de la manière suivante :

  • Vin effervescent : entre 8 et 10°C pour les crémants jeunes, un peu plus chaud pour les crémants de gardes. La température amplifiera le côté toasté ou vieillissant du vin.
  • Vin blanc : 10 à 12°C, ainsi le vin va se réchauffer au fur et  à mesure. Il pourra s’ouvrir et permettra d’accompagner un repas.
  • Vin rouge fruité (Gamay, Pinot noir jeune…) : 12 à 16°C, une relative fraîcheur permettra d’apprécier les arômes primaires du vin. Attention, toutefois de ne pas faire l’erreur de les consommer directement en sortie de frigo ! En effet, le froid cacherait bien trop d’arômes.
  • Vin rouge épais et / ou rouge puissant : il est ici nécessaire de les consommer à environ 20°C car la masse tannique présente dans ce type de vin s’apprécierait très mal avec des températures plus basses.

Attention, toutefois de ne pas trop perturber le vin en changeant brutalement de température, car cela pourrait modifier la perception du vin.

Un bon accord entre met et vin

Afin d’acquérir un équilibre entre le met et le vin, pensez toujours à la complexité d’un plat.  Avec un plat « simple », c’est-à-dire qui ne nécessite pas beaucoup d’épices ou de légumes différents, un vin « simple » ira très bien. Plus le plat est élaboré, autrement dit gagne en aromatique et en épices, plus le vin doit être lui aussi complexe et intense.

L’objectif étant de ne cacher ni les arômes du vin, ni les arômes du plat et d’arriver à une certaine harmonie.

Par exemple, plus il y a de gras ou d’épices dans le plat, plus il faudra s’orienter vers un vin acidulé de type Riesling. Par contre, plus il y aura de la sauce (beurre ou autre), moins le vin devra être acide.
Le but étant d’obtenir le mariage parfait met/vin.

Concernant les fromages, essayez les vins blancs plutôt que les vins rouges car, très souvent, le tanin du vin masque le caractère du fromage, ou alors les amers des fromages vont saturer votre palais et le vin va vous paraître insipide. Grâce à leur acidité, les vins blancs vont rafraîchir le palais et permettre de savourer les fromages au naturel.

Choisir le moment approprié pour déguster un vin 

Pour déguster un vin dans les meilleures dispositions, il faut choisir l’instant adéquat qui permettra d’apprécier le vin à sa juste valeur :

  • Durant l’état de satiété : le meilleur moment pour déguster un vin est la tranche de 11h à 12h et de 17h à 19h car, durant ces heures, l’estomac est vide donc les sens tels que l’odorat et le goût sont en éveil.
  • Pendant un rhume : éviter toute dégustation lorsque vous êtes enrhumé. La majeure partie de vos récepteurs sensoriels se situent dans le nez.

La clé : une bonne conservation

Une bonne dégustation implique également un vin préservé dans les meilleures conditions.

Tout le monde n’habite pas dans une maison avec un sous-sol sur lequel des graviers ont été posés, permettant ainsi au vin d’être stocké à bonne température et à bonne hygrométrie.

Dans ce cas, la meilleure solution est d’investir dans une cave à vin. Elle vous permettra non seulement de garder le vin à une température constante, mais aussi d’avoir une hygrométrie régulée. Les plus sophistiquées auront également des compartiments séparés, permettant d’avoir des températures de conservation différentes en fonction du type de vin.

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