Vous connaissez sans doute les vins tranquilles et les vins mousseux. Mais il arrive parfois que certains vins n’entrent dans aucune de ces catégories… Ce vin n’est pas vraiment tranquille, mais pas réellement mousseux non plus, juste un peu pétillant. Comment ça se fait ?

Un vin peut légèrement pétiller sans pour autant être un vin mousseux. La législation européenne sur le vin établit des distinctions claires entre le vin mousseux et le vin pétillant. Selon la réglementation UE, la pression en dioxyde de carbone d’un vin pétillant doit être située entre 1 bar et maximum 2,5 bars. Ce vin contient donc un peu moins de « bulles ». Un grand nombre des proseccos moins élaborés entrent dans cette catégorie et sont également appelés « frizzante ». On ne peut réellement parler d’un véritable vin mousseux que si sa pression en dioxyde de carbone est d’au moins 3 bars. De manière générale, les taxes sur les vins mousseux sont plus élevées et concerne uniquement les produits avec une pression de 3 bars ou plus. C’est pourquoi le prix du vin pétillant est souvent plus intéressant.

Une légère pétillance n’est pas inhabituelle dans un vin tranquille

Lorsque le jus de raisin fermente pour devenir du vin, le sucre se transforme en alcool et c’est alors que du dioxyde de carbone est produit, en assez grande quantité d’ailleurs. Dans un fût de 1 000 litres de vin blanc traditionnel, quelque 45 à 50 mètres cubes de CO2 peuvent se former au cours du processus de fermentation. Cependant, la plus grande partie de ce gaz s’échappe généralement immédiatement par le trou de bonde. Seule une toute petite partie de ce dioxyde de carbone se dissout dans le vin et se dissipe au fur et à mesure de la maturation du vin dans le fût.

Cependant, si la fermentation alcoolique et la maturation s’effectuent dans des fûts en acier inoxydable plutôt que dans des fûts en bois, ce gaz volatile ne peut pas se dissiper si facilement. Par conséquent, une certaine quantité du gaz reste dans le vin. Si le vin est ensuite mis en bouteille peu après sa fermentation sans maturation prolongée en fût, des bulles de CO2 peuvent apparaître dans votre verre à la dégustation. D’ailleurs, c’est souvent intentionnel de la part des vignerons afin de donner au nouveau vin une certaine fraîcheur en bouche.

Les bulles peuvent être révélatrices de défauts dans le vin

Parallèlement à cette pétillance souhaitée par certains producteurs, la présence de bulles peut indiquer des défauts dans le vin. Dans ce cas, elles n’ont rien à voir avec la fraîcheur du jus de raisin. Si, en raison d’une mauvaise hygiène par exemple, la fermentation reprend en bouteille après l’embouteillage, des bulles apparaîtront plus tard. Il se peut aussi qu’une fermentation secondaire produise un arôme de moisi qui rappelle la choucroute.

 

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